La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie, Thérèse Kayikwamba Wagner, y a prononcé une déclaration au nom du gouvernement congolais, mettant en avant la détermination du pays à promouvoir l’État de droit et la protection de toutes les communautés.
Un engagement réaffirmé pour les droits humains
Dans son intervention, la cheffe de la diplomatie congolaise a rappelé l’attachement de la RDC aux principes de la Charte des Nations unies et aux instruments internationaux relatifs aux droits humains. Elle a souligné que plusieurs réformes ont été engagées pour renforcer la gouvernance démocratique et la responsabilité des institutions publiques.
Elle a également insisté sur la volonté des autorités congolaises de garantir la protection de l’ensemble des citoyens, en rappelant que la RDC « assume pleinement la protection de toutes ses communautés ».
La situation sécuritaire dans l’Est dénoncée
La ministre a toutefois attiré l’attention de la communauté internationale sur la situation dramatique dans l’Est de la RDC, où des violations graves des droits humains continuent d’être signalées dans le contexte du conflit armé.
Elle a notamment évoqué les assassinats, les violences sexuelles, les déplacements forcés de populations, l’enrôlement d’enfants soldats et le pillage des ressources naturelles attribués aux groupes armés opérant dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Défense du droit international et du multilatéralisme
La RDC a également rejeté les accusations de discrimination visant certaines communautés, estimant que ces allégations ne correspondent ni à la politique de l’État ni aux principes constitutionnels du pays. La ministre a souligné que tout discours de haine ou comportement discriminatoire fait l’objet d’enquêtes conformément aux lois nationales et aux engagements internationaux.
À travers cette intervention, Kinshasa a réaffirmé son attachement au multilatéralisme et au respect du droit international comme fondements essentiels pour la paix, la sécurité et la coopération entre les États.
La 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, qui se tient à Genève du 23 février au 31 mars 2026, réunit des délégations du monde entier afin d’examiner les principales questions liées à la promotion et à la protection des droits humains à l’échelle mondiale.

